Derrière le rideau noir étoilé, le spectacle commence. Invitation à entrer dans l’univers intimiste de Sonia Rykiel à l’occasion de l’exposition au musée des Arts Décoratifs de Paris. Mise en scène précieuse et lumières de podium. Nous sommes sans aucun doute au cœur du luxe et de la haut-couture.
Un parcours sans faute
Le parcours en spirale est savamment organisé à travers les collections phares de la créatrice. Des rayures aux trompe-l’œil, du poor boy sweater à la dentelle. Les vitrines entouré de tissus soyeux laissent entrevoir les différentes inspirations de la créatrice à la silhouette noire et aux cheveux roux. Derrière la créatrice de mode, on retrouve la jeune femme farouche, la mère, l’écrivain. Multiples facettes qui ont donné naissance à un travail de recherche nerveuse et incessante à travers la construction et déconstruction du vêtement.
Une femme tellement Rykiel
Tout au long de la visite, le spectateur retrouve la femme selon Rykiel : séductrice, élégante, « fausse », exhubérante. Cette femme-là qui a scandalisé d’abord et inspiré ensuite. Les tissus se prêtent au jeu du mélange du noir et du rouge, de la légèreté du mouvement et de la transparence (« Je la veux nue », dixit Sonia). Une mode qui a révélé les courbes de la femme tout en la libérant des contraintes du vêtement lourd et utilitaire.
Une place au cœur de la mode
L’exposition se clos sur la présentation des dernières collections. Les plus grands créateurs actuels, de Jean-Paul Gaultier et la robe « en train de se faire » à Jeremy Scott et la robe-pull « SuperSonia » ont créé, à cette occasion, des modèles uniques.
Un hommage unanime à une femme au tempérament de feu. Sonia Rykiel restera sans doute une des actrices phare de la construction imaginaire de la femme.
Sonia Rykiel Exhibition, du 20 novembre 2008 au 19 avril 2009, au musée des Arts Décoratifs de Paris