Elles m'attirent, fraiches, douces, subtiles comme jamais.
Le bout de papier à leurs côtés rend notre relation difficile.
D'autres femmes bien plus riches que moi les approchent, les envisagent, les essayent, certaines même auront le privilège de rentrer chez elles munient d'une paire. Et moi, envieuse gamine, je m'imagine dans la légerté d'un matin printanier arborant fièrement ces petits bijoux de toile ou cuire qui accompagneraient à la perfection la forme naturel de mes pieds. Je me rêve perchée à une dizaine de centimètre du sol sur de magnifiques pieds d'estale compensés qui renderaient aussi jalouse que mademoiselle K mes camarades de sortie. Je me projète dans 15 ans, le ventre rond et une enfant à la main à la caisse de cette boutique dans laquelle j'aurais choisis d'assortir mes ballerines à celle de ma fille. C'est chez maloles que naissent mes désires, dans cette valse délicate ou je me livre à d'affriolants vertiges.